Winter is coming

Je me trouve à avoir pleins de choses à raconter, quand je réalise que j’ai tout d’abord envie de parler d’isolation.

L’isolation, douce invention largement maîtrisée dans notre vieille Europe (j’ai découvert aujourd’hui qu’Adelaide fêtait cette année ses 175 ans, ça fait sourire, non?), mais ici… C’est tout comme si ils n’en avait jamais entendu parler. Je me suis fait dire que les australiens vivaient dans une sorte de déni, pensant que leurs hivers seront toujours plus froid qu’en Europe, ils ne devraient pas se plaindre! Et pourtant… Chaque matin en sortant du lit, j’enfile deux pulls pour prendre mon petit déjeuner (j’oublis peut être de préciser qu’il n’y a pas de chauffage central?).

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Bon là, c'est le soir

Un australien, ayant vécu au Canada, me disait hier que la sensation de froid est différente ici. Il a beau faire 7 degrés, le ressenti est plutôt du côté du négatif du 7! Alors que selon lui, au Canada, certaines personnes pouvaient aisément se balader en t shirt par -10! Sans utiliser des exemples de pays jamais visités, je peux attester qu’un petit 15 degrés est plutôt agréable en France, tandis qu’ici, j’ai l’impression de virer Inuit!
Il est également assez impressionnant comme les températures peuvent varier d’un jour à l’autre, dimanche dernier il faisait 24 degrés, grand soleil, le lundi: 11 avec de la pluie incessante (j’ai l’impression de me répéter, mais j’avais besoin d’une excuse à peine tangible pour poster cette photo prise à la plage).

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Mis à part cela, Kilian prépare un article sur la Tasmanie (c’est ce qu’on appelle une bande-annonce là non?), tandis que pour ma part, je pourrais passer un long paragraphe à déblatérer sur mon travail avec ses heures qui ont plus que considérablement augmentées depuis le départ en vacances de mon patron et qui a coïncidé avec un pic de popularité (pur hasard? Je ne pense pas!). Tout ceci nous laisse moi et mes adorables collègues sur les rotules, mais je pense retrouver l’usage de mes jambes (pour danser le tchatchatcha) lors de ma prochaine paie! Les petits ruisseaux deviendraient ils finalement rivière? J’ajoute à cela une petite multiplication des cours de français que je donne (silence interstellaire pendant deux mois et tout qui arrive en même temps, merci l’univers? On va pas s’en plaindre!)
Enfin, je crois que mon gros travail du moment est d’arrêter de ne pas vivre au présent. J’ai beau bien manquer la France, les gens restés là bas, un mode de vie plus sain plus accessible, et j’en passe; j’essaie de me focaliser sur le moment, sans regarder en arrière ou en avant, car je sais qu’à la fin de cette année (qui est passée à une vitesse folle), je serai certainement triste et nostalgique. Conclusion: expérience australienne, je t’accepte pour ce que tu es, pleinement, et du mieux possible.

Je vous envoie pleins de baisers, de la part de Kilian également (il est trop occupé à gratouiller)!

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We’re a thousand miles from comfort, we have traveled land and sea, but as long as you are with me, there’s no place I’d rather be

Deux semaines se sont écoulées depuis le dernier article. Je parlais de publier plus fréquemment, mais je ne peux me décider à écrire sur le blog quand le moral n’y est pas; ces deux dernières semaines n’ont pas toujours été très marrantes. L’angoisse de ne pas trouver d’emploi, Kilian qui a eu du mal à s’adapter au système universitaire (où vous êtes simplement livrés à vous même), la difficulté de devoir tout recommencer à zéro, avec de nouvelles personnes, dans de nouveaux endroits, après tant de temps déjà passé loin de chez nous… Il y a eu des hauts et des bas, mais tout cela nous fait prendre grandement conscience de ce que nous voulons pour le futur, de la valeur des rencontres que l’on fait, de la valeur des amis que l’on regrette, et des enseignements que ces épreuves nous apporteront. Je dois aussi dire que, même si j’ai à plusieurs reprises penser qu’il faudrait prendre un avion avant que mes comptes soient à sec, je suis convaincue que ma place est ici au jour d’aujourd’hui.

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Voilà pour la petite partie réflexion/émotion! Concrètement, nous avons une existence plutôt remplie! Nous passons nos week ends à faire des excursions, soit avec les français dont je vous ai parlé dans le précédent article (ce qui nous embête un peu car, bien qu’ils soient très sympathiques, nous n’aimons pas l’idée de parler français toute la journée, des geeks de la langue on vous dit!), soit nous passons du temps avec le groupe d’étudiants internationaux de Kilian. Parmi eux, quelques belles personnalités, qui pourront peut être devenir des amis, qui sait? Sans aller jusque là, il y en a quelques uns avec qui il fait vraiment bon de passer du temps, d’améliorer notre anglais, de rire à toutes ces blagues que je suis tellement contente de comprendre enfin! Il y a beaucoup de choses qui sont fait pour la communauté internationale par l’Université d’Adelaide; bien plus que ce qui avait été fait à Birmingham pour moi l’an dernier! Notamment, les évènements avec nourriture gratuite. On se demande pourquoi nous faisons les courses, quand Kilian peut avoir des barbecues gratuits (auxquels j’essaie de m’incruster le plus souvent possible) 5 jours sur 7! Ce qui m’amène à parler des courses, et du marché central auquel je suis allée faire un petit tour aujourd’hui, premier samedi où je suis disponible pour y aller (le samedi étant le dernier jour d’activité de la semaine du marché, beaucoup de choses sont bradées). Et j’en ai profité pour faire la reporter photo, avec en prime, des photos de notre maison!

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Lors d'un marché des fermiers, avec Kate et Todd

Lors d’un marché des fermiers, avec Kate et Todd

Un concours de chien de berger, trop drôôôôle

Un concours de chien de berger, trop drôôôôle

Kilian en sortie scolaire

Kilian en sortie scolaire

La plage à 40min de chez nous

La plage à 40min de chez nous

Thomas avec sa planche de surf (et le gros tas de sable de Kilian)

Thomas avec sa planche de surf (et le gros tas de sable de Kilian)

La maison est petite, mais confortable. Avec toutes les propriétés que j’ai visité, on s’en tire vraiment bien, pour un prix très raisonnable rapport à l’Australie. Le seul bémol est le manque de luminosité, que Kilian et moi sentons fortement, du coup, on sort plus, ce qui est plutôt positif!

La façade extérieure, ça paie pas de mine...

La façade extérieure, ça paie pas de mine…

Le petit jardin, british style

Le petit jardin, british style

La cuisine

La cuisine

La salle à manger, et derrière le salon (où quelqu'un skoittait le canap')

La salle à manger, et derrière le salon (où quelqu’un skoittait le canap’)

Salle de bain...

Salle de bain…

Et encore salle de bain.

Et encore salle de bain.

L'escalier

L’escalier

Notre lit!

Notre lit!

Et ce que j'ai pu prendre du reste de la chambre

Et ce que j’ai pu prendre du reste de la chambre

Le marché doit être mon lieu favori sur Adélaïde. Pleins de couleurs, d’odeurs, de bruits, … Ca n’est pas tellement différent de ce qu’on a pu observer en Asie (les normes d’hygiène en plus, peut être)! En plus, de nombreux stands bio, locaux, avec achats en vrac (auxquels nous ne nous permettons pas encore d’acheter, question de budget, éventuellement quand j’aurais un revenu régulier, inchallah!)… Que de bonnes intentions qui font plaisir au moral. Une très bonne ambiance aussi, un beau tableau de ce multi culturalisme importé.

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Ils savent prendre par les sentiments

Ils savent prendre par les sentiments

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Un jour, mon fromage j’achèterai

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« Le fromage qui sent »

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Un petit peu d’Italie par ici

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Un des gâteau nommé « la mort par le chocolat »

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L’achat en vrac

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L’achat en vrac bis

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Une heure de salaire moyen!

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C’est comme une petite visite touristique

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Qui veut du sauc’???

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« Importé » pour une nation d’immigrants

En parlant de multi culturalisme, sur la route du marché à notre maison se trouve Chinatown (ou plus communément appelé « la rue des chinois » par Kilian). La communauté chinoise est vraiment impressionnante ici, ça semble bizarre dit comme ça, mais c’est véridique; une bonne partie (qui doit rester très minime au ration de leur population) vient faire ses études en Australie.

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On notera les voitures, qui ne sortent jamais du paysage

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Niveau boulot, comme je l’ai dis, ça n’a pas toujours été la joie. Mais je pense pouvoir commencer à dire, sans trop m’avancer, que la lumière apparaît au bout du tunnel. J’ai un contact auquel je donne des leçons de français, une recherche médicale pour laquelle je donne mon caca (désolée pour les âmes sensibles mais moi ça me fait bien rire!), une famille de hippie bis chez qui je travaille de temps en temps, et un deuxième essai dans un café mardi. Alors d’abord pour la famille de hippie bis, ce sont des amis de Kate et Todd qui vont bientôt déménagé de la ville vers les collines, ayant trois enfants, la maman n’a pas les meilleures conditions pour faire les cartons, elle me propose donc de venir ponctuellement pour l’aider. J’y suis allée mardi dernier (et y retourne demain), et ai fait du pesto pendant 5H (l’idée c’est d’avoir des réserves de nourriture facile à préparer pendant leurs temps chaotiques). C’est une famille ADORABLE, ils respirent tous l’harmonie, l’amour et le bonheur, sans être extrême ou illuminés. J’apprends beaucoup chez eux, et me donne matière à aspiration pour ma vie future. Je dois ajouter que leurs enfants Alice, Arthur et Alya, respectivement 6 ans, 3 ans et bientôt 1 an sont adorables. Jane (la maman) fait l’école à la maison pour Alice, elle est d’une patience et d’une pédagogie incroyable. Hamilton travaille et fait le tour des cafés pour demander s’ils ont besoin d’une serveuse. C’est ainsi que mardi prochain je vais faire un essai dans un café italien. Je ne sais pas comment expliquer à quel point ces gens sont simplement bons. C’est un plaisir pour moi d’aller chez eux, car comme vous l’aurez compris, j’y apprends beaucoup.

Le café italien fait également bar le soir, je vais réviser mes cocktails et prie pour que ça fonctionne! Tout se mettrait alors en route sereinement pour nous. Bien que Kilian ai encore du mal avec ses cours, le stress de la nouvelle installation… Il se donne un mal de chien pour nous faciliter la vie, nous ayant trouvé un vélo et tout ce qui va avec (en Australie vous prenez des amendes pour tout et n’importe quoi quand vous possédez un vélo: non port du casque, circulation sur les trottoirs, traversée sur un passage piéton, les feux rouges bien entendu, l’absence de lumière la nuit, … J’ai vraiment hâte de pouvoir retourner en France et rouler ma bicyclette comme je l’entends!). Au delà de ça, comme dit précédemment, il prend conscience de ce qu’il veut dans la vie, et que pas mal de ces choses ne sont pas ici. Je ne sais pas quelle impression nous donnons de l’autre côté de la planète, j’essais de faire passer notre expérience avec le plus de clarté possible, mais je me demande souvent si, en vous exposant que tout n’est pas toujours rose, nous ne passons pas pour des insatisfaits. Il faut réaliser que, ce n’est pas parce que l’on est dans un autre pays que tout est incroyablement différents. Les gens n’ont pas la même culture, pas le même langage, pas la même histoire; mais cela reste des êtres humains, avec des attitudes et des réactions humaines. Ils sont facilement comparables à ceux qui sont restés dans notre pays. Et je pense pouvoir parler pour Kilian également en disant que vous nous manquez tous beaucoup, pour ce que vous êtes, et ce que vous représentez dans notre vie.

Voici en vrac ce que j’ai à vous raconter de ces deux dernières semaines, je prévois de faire encore quelques petits reportages photos (notamment de la ville et de l’Université de Kilian) pour vous donner une petite image de là où nous évoluons! Et puis des nouvelles, bien entendu 😉 !

Let it rain, let it rain, let it rain!

La saison des pluies en Thaïlande se déroule de fin mai à novembre (la fin de celle ci est célébrée par la fameuse « Fête des lumières » [clic] à laquelle, j’espère, nous aurons la chance d’assister!). Jusqu’ici, je ne m’étais pas vraiment rendue compte de cette période de mousson, le temps était sec, très chaud, très ensoleillé. Une petite averse en fin d’après midi nous surprenait parfois.

Avant, c'était un peu comme ça. Matthieu sur le scooter, sur la route de l'Université

Avant, c’était un peu comme ça. Matthieu sur le scooter, sur la route de l’Université

 

Mais depuis deux semaines environ, j’ai compris ce que mousson voulait dire.

Par exemple, hier, après une nuit de trombe d’eau, nous sommes arrivés à l’Université pendant un moment d’accalmie, traversant tant bien que mal les énormes flaques sur nos vélos. Le campus est construit sur un modèle géométrique, avec des allées dotées de préaux, permettant de s’abriter soit du soleil de plomb, soit de la pluie. Ce jour là, tout était purement et simplement inondé, ce qui nous a bien fait rire, Kilian et moi ! (un peu moins quand j’ai découvert toute sortes d’insectes longilignes remuer près de mes pieds :-p ) Pourtant, deux heures plus tard, le sol avait tout absorbé.

Vélo ou scooter des mers? On ne sait plus trop...

Vélo ou scooter des mers? On ne sait plus trop…

Il y a certaines portions des allées qui sont dépourvues de toit; imaginez-vous, rejoindre la cantine sur votre vélo, et hésiter à la traversée d’une cascade devant vous, pas le choix, on prend son élan, et zouh!

Ou comme ce matin, où nous avons décidé de nous abriter sous un cabanon, surpris par la pluie en plein milieu de notre trajet vers l’Université. La pluie ne cessant pas, nous avons dû nous lancer, et nous faire tremper… (Après un an en Angleterre, je n’avais pas signé pour ça, moi!! 😉 )

Malgré tout, les températures restent agréables, il n’est pas aisé de sécher rapidement, à cause des 80% d’humidité du climat, mais nous ne mourons pas de froid (à condition de ne pas entrer dans un véhicule thaï, ils sont spécialistes pour mettre la climatisation à 20 degrés…)

 


 
Cet exposé sur le saison me donne l’occasion de raconter un autre évènement qui a eu lieu le 8 octobre. Nous avons été sollicités par le service des Relations Internationales de Walailak pour présenter notre pays, notre culture, nos études en France. Pour cela, Matthieu et Kilian ont réalisé un super powerpoint, avec quizz sur la France à la fin.

Au début de cette conférence, nous avons demandé aux participants de deviner nos âge, poids, taille, et pointure. Petite touche d’humour, quand on sait que les thaïs ne paraissent absolument par leur âge, dans notre conception occidentale de la chose. En effet, à la cantine par exemple, les étudiants de licence (reconnaissables par leur obligation de porter l’uniforme à ce niveau) ont l’air, pour nous, de lycéens voire de collégiens. C’est donc logiquement qu’ils nous croient bien plus vieux que ce nous sommes.

French students in Thailand!

French students in Thailand!

Nous leur avons exposé nos 4 saisons (« mais vous n’avez pas trop froid? »), la différence entre nos repas (un petit-déjeuner est un petit-déjeuner chez nous, contrairement aux thaïs, qui ont trois repas interchangeables), nos fruits, nos moyens de transports (vélo ou transports en commun pour les étudiants, tandis qu’ici personne ne se déplace autrement qu’en scooter, pas même pour faire quelques pas), notre approche écologique… Ils se sont montrés très intéressés, et ont savouré les crêpes que nous leur avions préparées.

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Multiculturalism !

Multiculturalism !

Ces petits évènements sont à chaque fois un grand plaisir pour nous, comme je l’ai déjà dit, les gens sont vraiment sympathiques, désireux de communiquer avec vous, même si leurs moyens de communication sont limités (peu de thaïs parlent anglais). La vie est faite de rencontres, et nous apprenons chaque jour beaucoup de celles que nous faisons ici.

As everything has a beginning

J’ai longtemps réfléchi au fait d’écrire un blog

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J’en ai ressenti plusieurs fois l’envie. Mais je n’ai longtemps pas trouvé de réponse satisfaisante à la question: dans quel but? Pour qui? Avec quelle vocation?

  • Ma vocation je pense la trouver au fur et à mesure, par elle même -de même que pour mon idée générale de la vie; elle se précise par elle-même- le but de ce blog, sera.
  • Pour ceux qui voudront le lire, tout d’abord pour plusieurs de mes proches -famille, amis- qui m’ont souvent suggéré d’écrire; cela sera aussi un moyen pour moi, et pour eux, de suivre mes aventures.
  • Peut être également pour ceux qui auront des centres d’intérêts proches des miens, sur le même principe que je lis les blogs des autres.

Alors sur ce petit premier article brouillon, j’annonce que moi même je ne sais où je vais!

Prêt à me suivre en trébuchant 😉 ?

C’est parti !