Is it China?

Je rédige la partie Hong Kongaise de notre périple alors que nous venons d’entamer le premier jour en Indonésie. Les difficultés qu’une nouvelle destination engendre, l’insécurité notamment, me fait d’autant plus regretter cette petite semaine pendant laquelle Estelle et Loïc nous ont fourni une maison, au sens le plus large du terme.

Hong Kong, cela a un peu été notre Noël. Tout d’abord parce que la chute des températures récentes (entre 10 et 15 degrés; ne riez pas, nous étions habitués à la trentaine!) nous a remis les pendules à l’heure, nous faisant réaliser que notre belle planète continuait de tourner, que le temps passait, et que la plupart de nos proches se les caillaient franchement!
Hong Kong a été un peu trop notre Noël car nous avons retrouvé des visages connus, un environnement serein, plein de repères.
Hong Kong a été aussi un peu notre Noël car nous y avons trouvé toute la chaleur humaine des fêtes.
Hong Kong a été notre Noël, puisque Estelle et Loïc nous ont énormément gâté.
Hong Kong a finalement été notre Noël, parce que, culinairement, on s’est régalés!

D’un point de vue touristique, Hong Kong nous a beaucoup surpris. Loïc s’est illustré en temps que planificateur touristique, nous remplissant nos journées; nous qui avions pensé devoir combler le temps… Nous n’avons pas arrêté de bouger!

Une mise en abîme du tourisme!

Une mise en abîme du tourisme!

Un petit point culture est nécessaire à la compréhension complète de l’article. Hong Kong est un territoire qui fut colonisé par les Britanniques, avant d’être rétrocédé à la Chine en 1997. Il garde néanmoins un statut particulier, n’a néanmoins pas de voix au niveau international, et bien entendu, reflète une grande influence anglaise, mixée à un contexte chinois.

Notre première journée a été consacrée à ce que Estelle et Loïc ont appelé « la journée type » (des pros, on vous a dit!). Elle a consisté en une balade dans le quartier où ils habitent, fortement marqué par l’origine chinoise (et la retour à la Chine… L’histoire du territoire est un peu compliquée…). Bref, effectivement, nous étions plus ou moins en Chine, ce à quoi nous n’avions même pas songé (dans notre tête Hong Kong était égal à grande ville, type Singapour, mais ça, c’était avant!). Ce qui m’a le plus marqué ce sont les odeurs de plantes médicinales obscures, mais aussi de peaux et autres poissons séchés (moins sympa ceux là…), les vases et sculptures typiques, la forte odeur d’encens les temples bouddhistes (connu?) mais totalement différents des thaïs (loupé!), les marchés alimentaires en pleine rue, la nourriture de rue aussi (youpi que nous nous sommes dit, un repas typique et bon marché! Les prix sont plus élevés à Hong Kong, forcément, mais surtout, gustativement, la nourriture thaï est incomparable à la chinoise…) et puis enfin, bien entendu, la grandeur de l’architecture. Nous étions prévenus, Hong Kong est entièrement praticable à pieds, des méandres de tunnels et de ponts permettent toujours d’arriver à destination (ou encore un escalator, dit « le plus long du monde » qui remonte la ville de bas en haut; ai-je omis de préciser que Hong Kong est une île montagneuse qui a tendance à vous faire crapahuter très haut – ça tire dans les mollets!).

Faire sécher le poisson au pied de la circulation, tout un concept!

Faire sécher le poisson au pied de la circulation, tout un concept!

Visite courte conseillée par vos poumons!

Visite courte conseillée par vos poumons!

Le marché bondé

Le marché bondé

IMG_5535

Si vous en avez assez de marcher, prenez l'Escalator!

Si vous en avez assez de marcher, prenez l’Escalator!

Il y a deux, trois choses qui marque tout de suite quand on arrive à Hong Kong. Littéralement, quand nous sommes sortis de l’avion, nous avons passé une zone intitulée « Temperature Checking » (contrôle de température): la sortie de l’avion est équipée d’une caméra avec détecteur de chaleur, si jamais vous apparaissez « chaud », un membre de l’aéroport masqué s’approche de vous avec un thermomètre électronique pour mesurer votre température… Ce qui arrive ensuite est resté un mystère, mais la psychose apparente ne présage rien de bon! En plus de cela, sur énormément de lieux publics, tels que les toilettes, les boutons d’ascenseur, les rambardes ou autres pontons, les Hong Kongais peuvent trouver des écriteaux les rassurant « Ceci est désinfecté régulièrement ». Avec cela, nombre de passant portent des masques. Je me souviens avoir naïvement cru, plus jeune, que les asiatiques portaient TOUS des masques car leur pays était trop pollué. Ce doit être le cas dans certaines villes de Chine lors des pics de pollution, mais globalement, j’ai compris que les asiatiques enfilaient des masques dès les premiers symptômes de maladie, afin de ne pas contaminer les autres. Alors pourquoi tout ce pataquès à propos de l’hygiène? Loïc et Estelle nous ont expliqué que Hong Kong a été le foyer d’une épidémie il y a quelques années qui a fait de nombreuses victimes, ils sont depuis, par conséquent, assez traumatisé et très précautionneux.

IMG_5517

Sur un ponton, dans un parc

Dans l’après midi, nous nous sommes rendus sur un axe central de l’Île, occupé depuis Septembre par des manifestations (cela fait donc plus de 3 mois que la circulation est fortement ralentie à Hong Kong). Vous en avez peut être entendu parlé, ces manifestants luttent pour la démocratie, contre l’oppression chinoise qui, lors de la rétrocession à accepter d’autoriser le suffrage universel, mais qui, les élections venues, a imposé deux candidats aux citoyens. Les Hong Kongais crient à la dictature, mais rien ne bouge à Pékin. Les informations sont contrôlées, à la télévision chinoise, personne n’entend parler des manifestations de Hong Kong. Le mouvement s’essouffle, et pourtant, ils ne veulent pas céder, pour que ces trois mois ne soient pas en vain. Malheureusement, comme l’a souligné Estelle, la Chine ne cédera jamais, car si elle donne raison aux manifestants, elle ouvre une porte à un tas d’autres manifestations potentielles en Chine.

IMG_5528

IMG_5529

Le soir, nous avons rejoint Loïc sur son lieu de travail afin qu’il nous emmène aux courses hippiques de Hong Kong qui se déroulent tous les mercredis soirs et sont un évènement à part et réputé. L’ambiance était étonnante, parieurs surexcités, stands de nourriture et de bières animés, entractes musicaux enjoués et surtout, les chevaux lancés dans la course effrénée! Nous nous sommes amusé à faire de faux paris, avons observé tout ceci avec de grands yeux, impressionnés également par le cadre de ce stade entouré par les buildings. Nos premières courses hippiques resteront mémorables, encore merci!

IMG_5538

Le lendemain, nous sommes allés du côté des nouveaux territoires, afin d’avoir une vue sur la baie d’Hong Kong city.

IMG_5542

Là bas, nous avons visité un temple et des jardins d’inspiration japonaise.

IMG_5562

Et ça, c'est pour le petit contraste!

Et ça, c’est pour le petit contraste!

Ainsi que le temple aux mille Bouddha! Après avoir côtoyé ceux de Thaïlande pendant quelques mois, nous avons été étonné de la représentation chinoise du guide spirituel bouddhiste. Les statues chinoises peuvent être parfois effrayante, voire ridicules (certaines font des grimaces!), quoi qu’il en soit, l’architecture des lieux de culte asiatique ne laisse personne indifférent (ou peut être juste Kilian…) de par sa finesse et sa majesté!

IMG_5567

Nous nous sommes ensuite baladé sur les avenues aux airs new yorkaises (dixit Kilian), ou dans les petits marchés. Pour la petite anecdote, nous avons croisé un énorme perroquet capable de nous croiser des « Hello » et « Goodbye » qui a subjugué Kilian!

En rentrant sur la partie « ville » de Hong Kong, nous avons pu avoir une très belle vue de la métropole de nuit, mais ce n’était rien comparé à ce que nous ont fait voir Estelle et Loïc juste après. En effet, ils nous ont conduit dans un « roof bar » (un bar sur le toit d’un gratte-ciel) duquel nous avons eu une vue imprenable (et tellement impressionnante) de Hong Kong.

IMG_5599

Vue du bar

Vue du bar

Le vendredi, nous avons pris le ferry pour Macau (ou Macao), une autre île à situation particulière, proche d’Hong Kong. Le statut de Macau et de Hong Kong est similaire, à la différence que si Hong Kong a été colonisé par les Britanniques et garde cette influence, Macau a été elle prise par les portugais… Et garde également leur influence, aussi incroyable que cela puisse paraître en Chine! Cela se traduit par des noms de rues portugais, des indications parfois uniquement en portugais/chinois (l’anglais passe à la trappe, pas évident pour comprendre…), des bâtiments à architecture portugaise (avec des écriteaux chinois dessus, vraiment, c’était parfois hilarant). C’était comme faire un petit saut en Europe, avec des tonnes de touristes chinois autour 😛

IMG_5609

IMG_5611

L’après midi nous nous sommes rendus sur une autre partie du territoire de Macau, Taipa. Ce morceau de territoire a été pensé pour accueillir le Las Vegas asiatique. Il est donc rempli d’immense hôtels, dont nombre sont encore en construction. Nous sommes rentrés dans l’un d’entre eux, le Venetian, dans lequel les rues de Venise ont été reproduites, donnant l’impression d’être en extérieur, bluffant. Ca a été aussi la première fois que je rentrais dans un casino. La folie du jeu fut intéressante à observer. Les jeux d’argent étant interdit en Chine de l’intérieur, les Chinois adorent venir à Macau pour y dépenser des fortunes. Tout comme ils adorent venir à Hong Kong pour acheter des marques de luxe (Estelle nous a expliqué que c’était le seul moyen pour eux de s’assurer de ne pas acheter de la contre façon, extrêmement répandue en Chine, et Loïc de nous expliquer que les chinois sont beaucoup sur le paraître, d’où ces achats).

IMG_5632

Un croupier électronique!

Un croupier électronique!

IMG_5643

Le samedi, Loïc nous a emmené sur le sentier du « Dragon’s back » (du dos du dragon, qui doit son nom à son tracé qui suit les crêtes). Ce fut un bol d’air frais après la ville (et d’air très frais vu les températures, mais encore une fois, nous étions vraiment contents d’avoir « un peu froid »), Hong Kong a montré une autre de ces facettes, celle d’un territoire montagneux qui a beaucoup de randonnée, de trail, et de possibilité de camping à offrir. La vue était aussi incroyable, bien que le temps soit légèrement couvert. En début d’après midi, nous sommes descendus dans une baie pour manger, tout est aménagé pour les familles, et passer l’été sur ces plages doit être vraiment sympathique! Nous avons ensuite couru tous les quatre au cinéma pour aller voir, sur notre demande, le dernier Hunger Games. Puis Estelle et Loïc nous ont emmené dans un restaurant réputé d’Hong Kong, pour sa cuisine… Thaï! La spécialité de celui ci était les dim sum, sorte de ravioli cuits à la vapeur; ça tombe bien, nous n’avions pas eu l’occasion de tester en Thaïlande! Et pour le coup, les goûter dans un restaurant récompensé une étoile au guide Michelin fut vraiment délicieux!

IMG_5651

Le dimanche, nous sommes tous partis (même le petit Alban!) pour aller voir le Big Buddha (le grand Bouddha quoi 😉 ) mesurant 34 mètres et entouré par plusieurs temples magnifiquement décorés.

IMG_5654

IMG_5657

IMG_5663

IMG_5669

Pour notre dernière soirée en leur compagnie, Estelle et Loïc ont exaucé un de nos souhaits: manger de la pizza. Le repas s’est déroulé joyeusement, sur fond de communication skype avec la famille d’Estelle, qui gazouillaient tous en coeur devant l’adorable Alban et nous ont donné plusieurs recommandations pour notre prochaine destination! Si vous me lisez, ce fut un plaisir de vous voir; et merci à Matthieu qui nous a bien fait rire!

Cela va sonner un petit peu ironique vu la longueur de l’article mais, j’ai envie de dire que, ce fut déjà la fin. Ces 6 jours sont passés à une vitesse folle. Nous avons fait beaucoup et avons vraiment apprécié notre temps passés avec de la famille. J’espère qu’Estelle et Loïc (et Alban!) ont également pris plaisir à passer du temps avec nous, et à nous avoir chez eux, je me suis rendue compte que je n’ai même pas de photos de l’adorable petite famille qu’ils forment… On se rattrapera l’an prochain! On se réjoui à l’idée de les revoir, encore merci à eux de nous avoir permis de faire cette étape Hong Kongaise qui nous a beaucoup appris, nous sommes ravis!

Embrassez tout le monde à Noël de notre part, tandis que nous traversons les rizières indonésiennes. On vous embrasse!

En passant

This is an announcement

Un billet rapide pour vous exprimer ma frustration! Nous avons déjà parcouru pas mal de chemin depuis Bangkok, malheureusement, les occasions pour réceptionner une connexion internet et la mauvaise qualité de celles que nous avons eu jusqu’ici m’empêche de télécharger les photos pour les articles que j’ai déjà écrits. Et comme publier les articles sans les photos me semble être comme du saucisson sans vin rouge (remplacez par ce qui vous parle 😉 ), je me décide (malheureusement) à attendre une meilleure connexion, en espérant qu’elle se présente bientôt!

Pour la rapide mise à jour, nous sommes en Indonésie depuis 6 jours, après des débuts difficiles nous enchaînons les beaux paysages en compagnie d’un petit groupe de voyageurs franco-suisses bien sympathique. Conclusion: TOUT VA BIEN!

A très vite j’espère!

Goodbye Thailand, it has been a pleasure!

Je sais, je sais, je suis un petit peu à la masse! Me voilà, prête à vous raconter ce que vous avez manqué, avec plus d’une semaine de décalage. J’espère que ces retour en arrière ne me feront pas omettre de relater des évènements importants, j’espère aussi que cela ne donnera pas une impression trop plate, télégraphique et informative de ces jours qui ont apporté leurs lot d’émotions et d’apprentissage. Et tout d’abord, back to Thailand!


Il est dur de laisser un endroit où l’on a passé plusieurs mois, vous connaissez peut être la chanson type « Auberge Espagnole », ces rues qu’on a peu à peu apprivoisées, ces paysages qui sont devenus familiers, cet habitat qui est devenue maison… C’est donc avec de gros pincements au coeur que nous sommes allés une dernière fois à l’Université, que nous avons accueillis ceux qui sont devenus nos meilleurs copains chez nous; que nous avons mangé ensemble, puis qu’un nombre restreint nous a accompagné à l’aéroport. (Pour une petite touche d’humour, à l’aéroport, nous nous sommes retrouvés avec un dépassement du poids autorisé de plus de 40kg, car Pounpong, notre responsable, avait omis d’ajouter des bagages aux billets d’avion; nous étions partis pour payer 100 euros de surpoids, mais nous en sommes finalement tirés après avoir mis énormément de vêtements sur nous, dans nos bagages à main et en ayant refilé -Merci à Bird notre ami thaï pour les traductions- un bagage à un voyageur sans aucun bagage en soute)

Et nous voilâmes à Bangkok!

Enfin… Pas tout à fait! Nous avons largué Matthieu vers son avion pour la France pour chercher un taxi avec un chauffeur qui ne connaissait simplement pas la ville. Après plusieurs coups de fils (et un compteur qui tourne) nous avons finalement rejoint une destination qui n’était pas la première, mais on s’en contentera!

La vue n'était pas si mal...

La vue n’était pas si mal…

Notre première journée à Bangkok a été consacrée à des activités touristiques, forcément. Ce fut un peu dur de ne pas comparer tout ce que nous voyions à ce que nous avions vécu dans le sud de la Thaïlande (les prix plus élevés, les gens moins accueillants, l’agitation et la pollution bien plus marquée…) ce qui, vous l’aurez compris, était plutôt désagréable et frustrant au premier abord. Malgré cela, Bangkok nous a livré sa part de beauté thaï, à travers plusieurs temples réputés, les taxi bateaux sur le fleuve traversant la ville, les grands bazars où l’on trouve de tout…

Le Bouddha couché, drôlement à l'étroit!

Le Bouddha couché, drôlement à l’étroit!

De tout son long, avec une demoiselle posant...

De tout son long, avec une demoiselle posant…

Ne sont-ils pas beaux?

Ne sont-ils pas beaux?

IMG_5375

IMG_5379

Il fait du yoga, comme moi!

Il fait du yoga, comme moi!

 

La pose du haut -> mon objectif!

La pose du haut -> mon objectif!

Caricature d'un occidental

Caricature d’un occidental

IMG_5390

L'originalité du métro thaï :-)

L’originalité du métro thaï 🙂

Le lendemain, dimanche, nous avons pris le train pour le Nord de Bangkok, espérant un peu échapper à l’agitation. Direction les ruines d’Ayutthaya. Nous nous attendions à débourser plus d’une centaine de baths chacun, mais une fois au guichet, quand Kilian a demandé le prix de la 3ème classe (la moins chère), nous avons été impressionné de pouvoir faire plus d’une heure de train pour la modique somme de 0.40euros (vous entendez le jingle SNCF? Personnellement, j’ai bien ris). Alors certes les trains sont un peu désués, mais ça faisait partie du charme, et j’ai beaucoup aimé!

Une fois à destination, nous avons loué des vélos (ou ce qu’il en restait!) pour faire le tour de la ville emplie de ruines. Le bruit des motos et autres engins motorisés nous a malheureusement suivi, mais nous avons passé outre, tachant de nous enfoncer le plus loin possible des routes pour nous balader dans les ruines, et faire quelques acrobaties sur fond de représentations de Bouddha!

IMG_5399

IMG_5400

IMG_5403

IMG_5411 IMG_5418

IMG_5422

IMG_5427

IMG_5431

IMG_5437

IMG_5445

IMG_5451

IMG_5461 IMG_5465

La tête de Bouddha, coupée d'une statue lors de l'invasion Birmane, miraculeusement enfouie dans les racines d'un arbre.

La tête de Bouddha, coupée d’une statue lors de l’invasion Birmane, miraculeusement enfouie dans les racines d’un arbre.

IMG_5396

Pimp my tuktuk!

Pimp my tuktuk!

Il y a une des tours qui penche...

Il y a une des tours qui penche…

Des thaïs qui ont partagé leur repas avec nous, juste parce que nous étions assis à la même table

Des thaïs qui ont partagé leur repas avec nous, juste parce que nous étions assis à la même table

De retour à Bangkok, Kilian a réussi à nous arranger un rendez vous avec un couchsurfer pour le déjeuner. Couchsurfing est un site internet qui permet de créer une communauté de voyageur, fonctionnant sur le principe d’hôtes qui proposent leur canapé à des invités qui voyagent, cela sans aucun échange d’argent. Nous pensions « devoir » rencontrer Jason pour qu’il se fasse une idée de qui nous étions avant de nous accueillir chez lui. En réalité, ce jeune thaï de 24 ans était tout paré à prendre de son temps pour nous faire découvrir Bangkok l’après-midi même. Grâce à lui, nous avons trouvé une librairie vendant des livres d’occasions pour renouveler nos lectures, nous avons beaucoup (énormément) marché dans les rues et eu de discussions très intéressantes avec notre hôte du soir qui a pour habitude d’accueillir des invités cosmopolites afin de garder contact avec un monde qui l’attire. Ce fut une première, et ce fut très enrichissant, nous espérons pouvoir renouveler l’expérience et accueillir un jour à notre tour des couchsurfeurs du monde entier! (et pour cela, il faut rentrer vous me direz!)

Jason, notre adorable hôte!

Jason, notre adorable hôte!

Un dernier petit déjeuner partagé avec vue sur les hauteurs de Bangkok, et il était déjà l’heure de quitter la Thaïlande, probablement pour toujours (quoique). Cette étape non négligeable derrière nous, nous nous rendons compte que, même si par moment la France et tout ce qu’elle implique nous manque, le temps passe très vite. Je suis extrêmement reconnaissante pour tous ces paysages, ces gens qui nous ont traités en amis, ces sourires si réputés en Thaïlande, et tellement encore! Un ami m’a récemment dit que voyager ne se résumait pas à se déplacer, mais à changer son regard. Mon regard a changé sur la Thaïlande, mais aussi sur beaucoup d’autres choses. Il est dur, mais il est bon, de vadrouiller sur la Terre. Et comme dirait Kiki, en temps qu’humain, nous sommes des animaux qui pouvons vivre n’importe où, alors pourquoi ne pas tester notre capacité d’adaptation?

“Your beliefs become your thoughts, Your thoughts become your words, Your words become your actions, Your actions become your habits, Your habits become your values, Your values become your destiny.” Mahatma Gandhi

J’ai fêté mes 22 printemps en Thaïlande! Beaucoup de gentils messages, un dîner gargantuesque préparé par une « mama thaï », un hamac offert par Matthieu et Mook, et des trombes d’eaux auront marqués cette journée 🙂


Nous avons occupé notre dernier week end à visiter une grotte, qui, selon la légende, aurait servie de lieu de trépas au dernier roi de la dynastie précédant l’actuelle. Ses ossements sont d’ailleurs disséminés un peu partout. Au delà de ça, il y avait un temple, des moines (dont un qui parlait un très bon anglais, nous avons appris qu’il était rentré dans les ordres seulement 3 ans plus tôt, après avoir passé les premières années de sa vie à être guide touristique sur une des îles les plus visitées de Thaïlande), et tous les objets de cultes rapportés au bouddhisme. Parmi eux, bien entendu, des représentations de Bouddha; Mook m’a expliqué qu’il y avait 8 différentes représentations de Bouddha, se rapportant chacune à un jour de la semaine (le mercredi étant divisé en deux séquences temporelles, pour une raison que j’ignore et que je n’ai su trouver, si quelqu’un est renseigné, qu’il se manifeste!). Les thaï vénèrent donc la représentation correspondant au jour de leur naissance. Chacune possède une signification et celle ci semblerait affecter la personne née ce jour là (Matthieu, Kilian et moi avons du remonter un calendrier pour connaître notre jour de naissance, ce qui a interloqué Mook et son amie Kan). Après quelques recherches, j’ai appris que ces diverses représentations figuraient le cheminement de Bouddha vers l’illumination. Si plus d’intérêt -> [clic] (Moi je suis née un vendredi, et vous 😉 ? )

Image google

Image google

"Les mille marches du Roi"

« Les mille marches du Roi »

Bouddha au fond de la grotte

Bouddha au fond de la grotte

Il est à noter que, depuis mon anniversaire et jusqu’au lundi matin, la mousson n’a quasiment pas cessé, rendant toute sortie aventureuse…

Un pont recouvert par l'eau

Un pont recouvert par l’eau

C’est ainsi que dimanche, à peine arrivés à la plage et après quelques équilibres (je m’y suis mise aussi!), nous avons vu se dessiner des masses noires sur tout l’horizon, nous poussant à décamper vite fait (malheureusement pas assez vite…)! Ce dimanche a également été marqué par des repas typés occidentaux, pourtant cuisinés par une thaï, j’ai nommé pizzas et spaghettis bolonaises!
Avec Kilian nous nous sommes également chargés de la réservation de notre billet Indonésie – Australie, que j’aurais aimé vous annoncer à cours de phrases exclamatives marquant un enjouement évident, mais nous craignons un tantinet l’arnaque, affaire à suivre très vite!…

Pour les petites anecdotes que j’ai pu apprendre lors du dernier cours avec mon deuxième groupe, la lecture de 1984 de George Orwell est interdite en Thaïlande, ainsi que l’accès au Guardian, quotidien anglais consultable via Internet.
Nous avons appris ces dernières semaines que la Thaïlande était, comme vous l’aurez compris, marquée par la corruption et la censure; en effet, l’une des raisons pour laquelle ce pays ne fait pas partie de la Charte des Droits de l’Homme est que, si un citoyen thaï critique le Roi en public, il peut être arrêté immédiatement et mis en prison sans aucun jugement.
La semaine dernière, 5 étudiants ont été arrêtés dans le Nord de la Thaïlande après avoir brandi trois doigts en l’air lors du discours du premier ministre actuel, acteur du coup d’Etat de Mai dernier. Ce geste est repris de la saga « Hunger Games » qui symbolise dans le film une opposition à un gouvernement totalitaire [clic]. Quelques jours avant cet évènement, cette fois-ci à Bangkok, d’autres étudiants avaient achetés 100 tickets de cinéma pour visionner l’un des volets du film et les distribuaient gratuitement dans la rue; avant que la séance soit annulée par les forces de l’ordre. J’ai été tellement impressionnée de ce parallèle entre fiction et réalité; si vous avez vu le film, peut être que vous éprouverez les mêmes sentiments… Malgré les autres voyages que nous avons pu faire avec Kilian, ou que j’ai pu faire seule, je pense que c’est la première fois que je ressens et approche à ce point une culture étrangère. Et j’en suis plus qu’heureuse!

image google

image google

Le compte à rebours est lancé, nous partons vendredi pour Bangkok, avant de nous envoler mardi prochain pour Hong Kong. A très vite, sous de nouvelles latitudes 😉

 

 

Generosity is a worldwide concept

La fin d’une époque amène à prendre du recul sur ce que l’on a vécu. Objectivement, cela ne fait que deux mois que je suis en Thaïlande. Subjectivement, j’ai fait énormément de rencontres qui m’ont profondément marquées. Je ne saurais expliquer pourquoi ce fut si fort, peut être parce que tout est ici si différent de mon « connu »? Il faut dire aussi que pour le moment, en Asie, un blanc se sentira partout où il ira comme « étranger ». Ce n’est pas comme en Europe où la différence de couleur de peau est commune. Cela m’a marqué lorsqu’un jour j’ai croisé un blanc, et que j’ai eu la même réaction que les thaïs. Il a fallu se rendre à l’évidence, nous faisons vraiment tâche!

J’ai donc été touchée, au milieu de cette diversité, par des valeurs universelles. Une majorité de gens fonctionnent par stéréotypes. Je pense en faire partie également, mais de moins en moins. Je vais surement me répéter, mais je pense que le voyage permet définitivement une ouverture d’esprit. On se rend compte que finalement, malgré des différences d’évolution culturelles, nous restons tous des êtres humains, et sommes par conséquent, tous pareils.

Mercredi, un de mes groupes d’élèves m’a fait la surprise de m’offrir un bracelet typique thaï, puis ils nous ont invité au restaurant Matthieu, Kilian et moi. Pour le coup je me suis sentie coupable de leur avoir fait vivre une lourde séance de grammaire juste avant 😛 ! Ils ont eu le droit à quelques crêpes cuisinées par mes soins pour notre dernière séance officielle, vendredi dernier.

10407095_1002623709763213_9221413761629122549_n

Teacher Dany! (oui, "Aurore" est juste imprononçable ici :) )

Teacher Dany! (oui, « Aurore » est juste imprononçable ici 🙂 )

Ces mêmes élèves qui me terrorisaient au départ, mais qui ont toujours été si souriants, si avenants, malgré la barrière de la langue évidente entre eux et moi; ont simplement fait preuve d’humanité. Et je ne sais comment exprimer à quel point j’aime l’humanité.

Je parlais également des cadeaux de Sina dans mon précédent article, nous avons choisi d’accrocher une tortue au bracelet, symbole de ce dernier week end passé ensemble sur l’île aux tortues. Nous avons eu peu de discussions, mais avons échangé beaucoup. C’est aussi une caractéristique du voyage que j’ai déjà pu remarquer: certaines relations, parce qu’elles sont vouées à être courtes, en sont d’autant plus intenses.

Dans mon autre groupe d’élèves, Noushy a parcouru Chang Mai pour me trouver des sacoches que je cherchais désespérément, et a insisté pour me les offrir à son retour, accompagné d’un petit porte-clé.

La sainte banane du routard

La sainte banane du routard

Vous faire une liste matérielle ne sera jamais assez expressive pour vous transmettre toute la bonté que j’ai ressentie de la part de ces personnes. Et ce ne sont que quelques noms parmi tant d’autres…

Tout cela sonne très sentimentaliste, et certainement aussi un peu idéaliste; alors oui, il y a eu des moments un peu moins plaisants ou enjoués, mais je pense que le positif annule le négatif; et ce sont des sentiments forts comme ceux que j’ai essayé de vous faire passer ici qui emplisse mon coeur pour la fin de cet épisode thaïlandais.

Hâte de voir la suite, et de profiter de ces deux dernières semaines 😉


Vendredi dernier a aussi marqué la fin du stage pour Kilian et Matthieu puisqu’ils ont présenté l’avancement final de leur projet. Costume et powerpoint, très professionnel!

A l'écoute de Docteur Kiki en compagnie d'un "cha yen" (ice tea)

A l’écoute de Docteur Kiki en compagnie d’un « cha yen » (ice tea)

Après ça, nous sommes partis Kilian et moi rejoindre Ain, Wardi et Sarah, une irlandaise, pour nous rendre à Trang [clic] sur la côté Ouest de la Thaïlande. Cet endroit est réputé pour ses spots de snorkelling et une fameuse « Emerald Cave » (la grotte Emeraude), plage au milieu d’un rocher, à laquelle on accède par un tunnel de 80 mètres, à la nage, dans le noir, inatteignable à marée haute.

Emerald cave, image google

Emerald cave, image google

 

Nous sommes en ce moment dans ce qu’on pourrait appeler la saison touristique asiatique, nous étions donc les seuls occidentaux sur notre bateau, et avons pu observer les touristes chinois notamment, totalement excités, amusés, ou effrayés, par le moindre détail. Le fait de savoir nager n’est pas très répandu en Asie, ils étaient donc nombreux à barboter en snorkelling avec leurs gilets de sauvetage, s’accrochant aux guides et aux bouées de sauvetage, ambiance particulière!

Et une attraction à touriste, une :-)

Et une attraction à touriste, une 🙂

Pour la petite anecdote, nous nous trouvions tout prêt de Koh Lanta, l’île sur laquelle a été tournée la première saison de notre fameux jeu télévisé français.
Cette excursion nous a mené dans des coins fantastiques pour l’observation de la faune et la flore marine, pas peureux du tout, nous nous sommes retrouvés encerclés de nombreux bancs de poissons, Kilian s’est entraîné à l’apnée, activité qui le passionne, et j’ai vaincu mes appréhensions pour le suivre dans les profondeurs des récifs, sans regret!

IMG_5346Rincés et fatigués, nous avons voulu reprendre directement le bus de Trang pour Nakkon, mais arrivés à la gare de bus, nous avons appris que la circulation était terminée… A 17h30. Quelques coups de fils et négociations plus tard, nous avons pu rentrer chez nous, dans trois voitures différentes, à 4 sur la banquette arrière, avec 2h de trajet en plus que le temps usuel. Fatigués, mais satisfaits!

Ain et Wardi, les sourires d'Indonésie!

Ain et Wardi, les sourires d’Indonésie!

C’est à priori le dernier week end-excursion thaï que je vous présenterais sur ce blog, le professeur français responsable de Kilian et Matthieu arrive jeudi et passera le week end avec nous. Aucune idée du programme à venir, puis viendront les derniers préparatifs au départ, avant de prendre l’avion pour Bangkok le vendredi 28 novembre, vers de nouvelles aventures!

IMG_5340

 

Many news under the sun

Tout d’abord, nous sommes le 12 novembre, et il fait actuellement 34 degrés.
Ce constat vient de nous frapper, tandis que nous étions dans la voiture d’un de mes élèves. Nous avons beau entendre de la part de nos proches, ou via les réseaux sociaux, que l’hiver approche et que les températures baissent en France; nous ne réalisons pas vraiment le décalage.

Il en va de même pour ce week end. Notre escapade sur les îles n’a été qu’un programme de fin de semaine « comme les autres », alors que si nous prenons un peu de recul, il fut assez extraordinaire.

Bye bye la semaine, début du week end!

Bye bye la semaine, début du week end!

Nous sommes partis jeudi après-midi, en compagnie de Baptiste, un ami de Grenoble, qui nous a rejoint pour le week end, ainsi que d’Ain. Notre première destination: Koh Phangan [clic] pour la fameuse Full Moon Party.
La Full Moon Party est une fête mondialement renommée, elle a lieu à chaque pleine lune, et attire énormément de touristes venus pour faire la fête toute la nuit sur la grande plage réservée à la soirée. Globalement, je ne vais pas dire que je ne me suis pas amusée, nous avons fêté dignement, en buvant le whisky thaï, dansant sur les différents podium, jouant comme des enfants dans le sable, participant aux diverses attractions (toboggan ou cordes à sauté enflammées); malgré tout, je ne pense pas que j’aimerais y retourner. Cela reste une énorme fête, où nous avions l’impression d’être dans un monde occidental où les thaïs n’avaient plus leur place, où nous avons croisé des gens aux mentalités bien opposées à la nôtre, … Mais encore une fois, c’était une belle soirée, sur une belle plage, l’océan ouvrant ses bras pour nous rafraîchir ou nous rincer d’un trop plein d’alcool (au sens propre et figuré…). Non, rien de rien, non, nous ne regrettons rien!
Nous avons retrouvé Sina, notre amie allemande, pendant la soirée, et avons continué notre week end avec elle. Après une courte nuit à dormir sur le sable; nous avons pris le premier bateau vers Koh Tao, Baptiste, Kilian et moi.

Arrivés sur Koh Tao [clic] nous avons cherché une activité, malgré une fatigue persistante. Kilian a demandé à un thaï si il possédait un bateau et si il voulait bien nous emmener pour que nous puissions admirer les fameux fonds marins avec masque et tuba. Un accord de passé, et direction « Sharks Island » (l’île aux requins) pour une petite heure de snorkelling. L’endroit fût en effet à la hauteur de sa réputation, avec notre petit plan improvisé, nous avons pu observer beaucoup de très gros et très beaux poissons (et heureusement, aucun requin 😀 ).
Nous avons retrouvé Sina une fois revenu sur terre, et avons eu du mal à trouver un endroit où manger, l’île étant blindée de restaurant à cuisine occidentale aux prix exorbitants. Nous n’avons ensuite pas tardé à nous coucher, ayant beaucoup de sommeil à rattraper!

Le lendemain matin, nous sommes partis pour faire de la plongée! Une agence pas trop chère nous proposait de nous emmener sur le même bateau, bien que Kilian ait un niveau avancé, tandis que Baptiste, Sina et moi effectuions notre baptême de plongée. Je n’ai pas besoin de décrire en mille phrases à quel point cette journée fut agréable, je laisse les photos parler d’elles mêmes (on notera que la plupart d’entre elles ont été prises par Kilian, qui devient un très bon photographe, n’est ce pas? 😉 ).

IMG_5295

Les nuages menaçants qui ne nous avaient pas encore livré leur contenu…

 

IMG_5308

Baptiste et Sina

 

IMG_5303

« Ah que coucou! »

 

Dur, dur la thaïlande...

Dur, dur la Thaïlande…

Le soir nous sommes allés dans un magnifique bar, appelé le « High Bar », nom au double sens, puisqu’il se trouve en haut d’une colline (et surplombe donc la côte, offrant une vue imprenable), mais propose également des consommations autres que des bières!… 🙂

Vue du "Bar Haut"

Vue du « Bar Haut »

La pluie s’est abattue toute la nuit, et a continuée le matin. Nous laissant à penser sur l’utilité de rester sur les îles une journée de plus. Sina et Baptiste avaient plus d’intérêt à prendre le bateau de nuit pour continuer leur périple, nous avons donc décidé de rester avec eux et de profiter encore un peu de Koh Tao. Quelle belle leçon de vie que fut cette journée; après des heures de marche, au sec, ou sous la mousson (imaginez des aventuriers, trempés jusqu’aux os, sous l’orage battant, à marcher dans ce qui se retrouve être des rivières d’eau … Et non, je n’exagère même pas!) nous avons finalement pu passer 2 heures sur une plage paradisiaque, telle que vous l’imaginez, eau bleue et sable blanc fin. Tout cela valait la peine, juste pour cette plage.

Revenus au port, trempés, frigorifiés (oui, ça peut arriver, même en Thaïlande) et fatigués, nous nous sommes installés dans un restaurant pour patienter jusqu’au départ des bateaux. Sina m’a alors invité à partager son passe temps favori: la confection de bandeau (ou headband, comme vous voulez) et bracelets. Elle m’en a offert un de chaque, j’en reparlerai bientôt, car ces cadeaux comportent une telle symbolique pour moi, que je veux davantage partager avec vous.

Il a fallu ensuite dire au revoir à Sina. Il y a toujours un couple, ou une personne, dont je me souviens davantage que les autres dans nos voyages, et je pense que pour la partie « voyage » de Thaïlande, ce sera elle. Nous sommes ensuite montés, Baptiste, Kilian et moi, sur l’espèce de paquebot qui devait nous ramener au continent. La météo a vraiment été houleuse le week end dernier dans le Sud de la Thaïlande, nous avons été très chanceux, car mis à part dimanche, nous avons évité la pluie; alors que le campus de notre université a été inondé. C’est donc par effet de cause à conséquence que cette météo capricieuse a persisté pendant notre traversé, faisant dangereusement tanguer le bateau, et faisant dangereusement remuer mon estomac…

IMG_5286

Le calme avant la tempête

Le lundi matin, après un petit-déjeuner arnaque à touriste (=restaurateurs qui omettent volontairement de vous répondre que vous demandez le prix de votre commande pour vous charger le triple d’un prix usuel), nous avons quitté Baptiste pour retourner à notre quotidien, programmation et élèves nous attendant à Walailak!
Nous étions de contents de retrouver cette petite routine, et pourtant, depuis le début de la semaine, les évènements ne viennent que nous rappeler que ce moment de vie en Thaïlande touche à sa fin.

IMG_5329

To be continued…

That’s just the way it is

Je vous parle de nos excursions, de nos voyages, mais au final, notre vie thaïlandaise se résume aussi à beaucoup d’habitudes. Des habitudes que nous nous sommes construites au fur et à mesure, et que nous allons bientôt devoir défaire pour tout recommencer. Pleins de nouvelles perspectives à envisager!
Suite à un week end où nos plans randonnées ont échoués, je me suis dit que j’allais profiter de cet article pour vous parler un peu plus de notre quotidien.

Mais d’abord, le week end dernier! Nous sommes allés le vendredi soir à une soirée Halloween, nous ne savions pas à quoi nous attendre, nous avons finalement atterri dans une sorte de garden party au bord du lac de l’Université, avec boissons colorées, mets occidentalisés pour l’occasion (des sortes de spaghettis bolonaises nous ont ravies « Comment ça vous êtes en Asie et vous ne mangez pas local?! » -Oh que si, mais avoir le choix entre des noddles et du riz à chaque repas peut devenir lassant…). Nous avons participé à un concours de déguisement où notre amie Ain a gagné le troisième prix avec sa fabuleuse imitation de Jack Sparrow! Le lot était une nuit dans un hôtel de luxe dans la grande ville voisine Nakhon Si Thammarat. Puisque nous n’avions plus aucun projet concret, nous avons décidé de nous y rendre dès le lendemain, pour y dormir le samedi soir. Le samedi après midi nous nous sommes donc rendus à cet hôtel chic, en scooter, avec nos looks de touristes… Après de longues minutes d’attente, nous nous sommes entendus dire que le coupon n’était valable qu’à partir du 10 novembre, ce qui était noté, en thaï… Tant pis, ce sera pour une prochaine fois!
Nous avons occupé le reste de l’après-midi à trouver un costume pour Kilian (ils sont bien moins cher ici) et avons fini par en commander un sur mesure chez un tailleur (oui, nous avons finalement trouvé!). Nous avons également cherché l’office d’immigration, auquel je dois me rendre bientôt pour prolonger mon visa (pour la petite histoire avec mon visa, je me suis rendue compte la semaine passée que l’inspecteur de l’immigration n’avait pas tamponné mon visa, que j’étais déjà hors la loi au niveau du séjour touristique de base, que je risquais 20 000 bahts d’amende… Beaucoup de sueurs froides, mais tout est arrangé!).

Soirée d'halloween

Soirée d’halloween

Le dimanche nous sommes allés sur la plage, avec un petit pique-nique. Puis courir pour ma part, jouer du violon pour Kilian.
Car oui, venons en à nos occupations principales.
L’université possède de nombreuses infrastructures qui nous permettent beaucoup d’activités. Depuis environ 3 semaines, Kilian s’est mis activement au violon (encore plus activement depuis qu’il s’est tordu la cheville la semaine dernière et qu’il ne peut plus faire de sport), avant cela il jouait beaucoup au badminton avec Matthieu (tandis que je jouais à mon niveau avec Ain). Il y a également plusieurs salles de sport (avec un équipement basique, mais qui me permettent tout de même de faire une heure de sport quotidienne), une piscine (remplie avec l’eau du lac, dans laquelle ils lancent des seaux de chlore), un terrain d’athlétisme (à partir de 17h seulement, sinon cuisson assurée sous le soleil), une salle de musique et un terrain de badminton donc, … Et encore davantage que nous ne fréquentons pas régulièrement!

Pas évident! Kilian est plus persévérant...

Pas évident! Kilian est plus persévérant…

Tout ceci est entouré par les dortoirs, dans lesquels Matthieu et Kilian vivaient avant mon arrivée. Ceux ci ne sont pas mixtes, d’où leur demande d’un appartement en vue de ma venue. Le logement proposé s’est avéré au dessus de tout espoir, puisque nous vivons, grâce au doyen du département d’Informatique, duquel nous dépendons, dans une maison tout confort à l’extérieur du campus.

Matthieu dans le salon

Matthieu dans le salon

L’école d’informatique respecte ses engagements en payant intégralement le loyer de cette maison (qui, je l’ai appris par la suite, est retiré de ma paie fictive) et nous permet donc une existence très confortable en Thaïlande, à un coût zéro! De plus, nous avons un voisin chargé de cours à l’université qui nous facilite énormément la vie, nous prêtant des casques pour les scooters, ou nous permettant d’inviter des gens sur sa terrasse.

Dîner international chez nous

Dîner international dans la cour du voisin

Mais il y a également parfois des êtres qui s’invitent chez nous…

"Ouan" comprenez "Gros"

« Ouan » comprenez « Gros »

Mes excuses aux arachnophobes!

Mes excuses aux arachnophobes!

 

 

 

 

 

 

 

Voici un article plus généraliste, nous allons partir pour un long week end sur les îles jeudi, il y aura donc beaucoup de photos et d’anecdotes à venir! A bientôt 😉

« Same, same, but different »

Ce début de semaine me donne l’occasion d’un nouvel article pour que vous ne perdiez pas le fil (et moi non plus d’ailleurs!).
Le week end dernier, nous sommes allés à la plage près de chez nous pour y faire de la slackline. Nous habitons près de la côté (si tu as cliqué sur mes petits liens google map, tu vois de quoi je parle!) et avons donc une belle longueur de plage à notre disposition. Celle où nous sommes allés samedi dernier nous a malheureusement marqué par sa pollution, notable en Thaïlande, malgré plusieurs poubelles, les gens n’ont pas encore le réflexe de ne pas jeter leurs détritus par terre. Ce qui n’a pas empêché 4 petits téméraires à venir essayer la slackline pieds nus! Peu de conversation (forcément, ils ne parlaient pas anglais), beaucoup de timidité, mais aussi beaucoup de rires quand il s’agissait de tenir sur la slack ou de faire valdinguer Matthieu!

Ultra timides, mais aussi ultras photogéniques ;-)

Ultra timides, mais aussi ultras photogéniques 😉

 

Qui fera tomber le grand blanc poilu?

Qui fera tomber le grand blanc poilu?

 

Le dimanche matin, nous sommes partis avec nos amis Indonésien, Ain et Wardi, vers de nouvelles chutes d’eau (vous l’aurez compris, il y en a moult dans la région!). La pollution de la plage de la vieille m’avait dissuadé de me baigner, j’ai donc grandement apprécié l’eau rafraîchissante (ce n’est pas le cas de la mer) des chutes!

 

Et on paie des fortunes pour reconstituer ça ailleurs.

Et on paie des fortunes pour reconstituer ça ailleurs.

 

IMG_5239

Tarzan dans son élément

 

Le dimanche soir, nous avons tous assisté à l’élection de Miss and Mister Walailak; un concours de beauté et de talent organisé par l’université, où chaque faculté présentait une fille et un garçon. Ce fut intéressant dans le sens où nous avons pu observer la mentalité thaï: les filles qui hurlaient à la vue d’un jeune homme, beaucoup de mise en scène de scènes d’amour idéalisées (hurlements bis), des danses très provocantes effectués par les jeunes hommes, tandis que les jeunes filles proposaient beaucoup de danses traditionnelles thaï, costumes et drapeaux thaï à l’appui.
Ce fut le show le plus long de notre vie, celui ci a commencé à 18h, et nous avons finalement quitté la salle à 1h du matin (!!!) alors que le verdict n’avait pas encore été rendu…

Présentation des candidats en tenue de gala

Présentation des candidats en tenue de gala

Les thaïs ne sont généralement pas pressés (« In occident, you got the hour, but you don’t got the time » en occident, vous avez l’heure, mais vous n’avez pas le temps), et possède une culture du « tout va bien ». Il est courant pour eux d’arriver à des rendez-vous avec plusieurs dizaines de minutes de retard (j’en ai fait l’expérience pendant mes cours). C’est justement lors d’un de ces cours que mes élèves m’ont expliqué leur vision des choses par rapport à ce « problème ». Selon eux, la Thaïlande n’a jamais subit de guerre, ce qu’il fait qu’ils sont insouciant par rapport à… A peu près tout.
La culture de ce pays est très particulière par rapport au reste de l’Asie (bien qu’en Occident on ait tendance à tout mettre sous le label « asiatique » sans grosse distinction; ce qui est assez drôle, car si on réfléchi à deux fois, Allemagne et France font partie de la même « zone » géographique, sans avoir beaucoup en commun!).
Ils n’ont également pas été colonisés, fait rare; ils sont entourés de pays l’ayant été, soit par notre chère nation, soit par nos voisins british (ce qui leur a, au passage, grignoté tour à tour des petits bouts de territoire à chaque frontière). Pourquoi ce traitement particulier? Durant cette période de l’Histoire (les guerres mondiales et la colonisation, donc) la Thaïlande était gouvernée par le 5ème roi de la dynastie actuelle (aujourd’hui ils en sont au 9ème), aussi connu sous le nom du « Great King » (comprenez « Le Grand Roi ») qui s’est battu pour l’indépendance et l’authenticité de son pays en s’opposant aux pressions mondiales.
Les thaïs gardent une profonde affection pour ce Roi (on comprendra pourquoi) et célèbre chaque année l’anniversaire de sa mort (qui nous a valu un jour férié jeudi dernier!). De manière générale, les thaïs affectionnent énormément leurs souverains. Pour la petite anecdote, une de mes élèves m’a dit l’autre jour en classe que le Roi était « tel un père pour elle », cela vous donne une petite idée.

Pour revenir à cette soirée culturellement instructive, nous sommes partis juste après le show des ladyboys. Késako? Les ladyboys sont des transsexuels, totalement communs en Thaïlande. J’ai voulu en savoir plus à leur sujet, j’ai donc demandé à mes élèves de m’expliquer leur vision du transgenre. Globalement, les ladyboys sont acceptés, considérés comme un 3ème genre; si certains peuvent ne pas les apprécier, il n’y a, à priori, pas de mouvement s’opposant à leur existence, juste de l’indifférence. Ils seront donc moins acceptés dans certaines sphères mais ne subissent pas d’hostilité virulente.
Cela s’explique par deux faits, à ce que j’ai pu comprendre. Premièrement, des ladyboys occupent des positions importantes dans la sociétés thaïs (rédacteur en chef de magazine, chef d’entreprises, …), ils sont donc reconnus pour leurs capacités et non pour leur genre particulier (mes élèves ont d’ailleurs appuyé sur le fait que les ladyboys étaient généralement des étudiants bien plus appliqués, car, selon elles, ils ont le sentiment de devoir faire leurs preuves). Deuxièmement, une élève m’a fait part d’un mythe d’Asie du Sud-Est (non lié au bouddhisme ou à une autre religion), selon laquelle les ladyboys sont considérés comme des incarnations de la divinité sur Terre (leur présence fut également forte en Indonésie, avant l’Islamisation de ce pays), ce qui a du amener une tolérance « naturelle ».

Célèbre transsexuel thaï

Célèbre transsexuel thaï

Je pense que ces réflexions peuvent en amener de nouvelles, comme la relation entre la tradition religieuse d’un pays et son rapport au transgenre. Je vous laisse imaginer une situation thaï dans une société française, ça m’a déjà donné matière à penser! Libre à chacun de se faire sa propre réflexion 😉 !

Seize the day as they said

Le temps passe et nous sommes bien proche de la fin de notre séjour en Thaïlande, ceci nous est apparu très clairement quand il a été question d’organiser nos derniers week end (et ça va être chargé, donc attendez vous bientôt à une nouvelle déferlante de photos et d’articles!). Pour le moment, on a décidé d’être un peu plus calmes, ce qui nous permet de nous organiser au mieux.

Par conséquent, en prime time, je vous annonce que les billets d’avion pour nos deux prochaines destinations sont réservés (j’aimerais ajouté « payés » mais suite à des problèmes d’identification à l’étranger, pour l’instant, c’est Matthieu qui a payé pour nous…!): Nous partirons de Tha Sala le 28 Novembre pour Bangkok, où nous passerons 3 jours. Puis nous serons accueillis pendant 6 jours par ma cousine Estelle, Loïc et leur petit Alban, avant de nous diriger vers l’Indonésie pendant un petit mois. Pour le moment, nous en sommes là, nous n’avons pas encore décidé où nous atterrirons et quand nous partirons pour l’Australie; le temps nous manque et l’envie de multiplier les arrêts est vraiment forte, nous devons donc réfléchir à nos priorités.

En parlant d’Australie, nous avons été une nouvelle fois sollicités hier par les Relations Internationales; l’université de Walailak accueille depuis maintenant 13 ans des élèves infirmières (oui, 10 ladies pour le coup) d’une Université de Perth. Nous avons partagé leur repas et leur cérémonie d’accueil, dans laquelle nous sommes intervenus pour donner notre avis « d’occidentaux » sur la vie à Walailak. Comme vous pouvez le voir, nous devenons un peu une sorte de joker spécial, une petite attraction pour le service des Relations Internationales qui est plus que ravie que nous prenions le temps de faire ces petites présentations, qui ne représente pas beaucoup de travail pour nous (et surtout pour moi 😛 ) et qui plaisent énormément aux thaïs. Bien que les australiennes ne soient en Thaïlande que pour 10 jours et que notre avis est très subjectif, cela a été une occasion de nous confronter à l’accent australien, qui nous résonnera dans nos oreilles pendant la seconde partie de cette année de voyage, et m’a permis de réentendre l’accent British avec plaisir (leur tutrice étant originaire de Manchester). Nous allons essayer de partager certaines activités avec elles, affaire à suivre!

En phase de devenir des pros du rétroprojecteur!

En phase de devenir des pros du rétroprojecteur!

La météo a été capricieuse le week end dernier, ne nous permettant pas d’excursions, nous l’avons donc occupé à jouer aux cartes, lire, faire un saut à la plage la plus proche, mais aussi sortir avec un grand S pour la première fois pour moi en Thaïlande. Notre amie Mook nous a conviés dans un bar avec plusieurs de ses amies thaï; nous retiendrons que la danse et l’alcool sont des attractions universelles; et qu’être blanc dans un environnement pareil a tendance à redoubler d’intensité ces deux activités…! (En schématisant: Un blanc qui danse = un verre offert)

Dans ce même bar, nous avons rencontré deux africains, une sud africaine et un camerounais; la conversation a commencé dans les toilettes des dames où Mini J et moi faisions la queue (encore une de ces activités universelles 😉 ), forcément, je suis blanche, elle est noire, nous savions que nous n’étions pas du coin et avions donc des questions à nous poser! L’ambiance ne prêtant pas trop à la conversation, je les ai convié, elle et son compagnon, au dîner du lendemain.

Le dimanche soir nous avons organisé un dîner avec les autres étudiants internationaux dans un « all you can eat », imaginez 11 personnes discuter de leur cultures respectives, forcément, c’est intéressant! Cette interlude africaine m’a fait entrevoir d’autres possibilités de destinations, si vous voyez ce que je veux dire… 🙂

"The people are international, but the food is thai!"

« The people are international, but the food is thai! »

Pas besoin d'aller bien loin pour être dépaysé

En Thaïlande, pas besoin d’aller bien loin pour être dépaysé

L'activité favorite de Kilian :)

L’activité favorite de Kilian 🙂

En vrac,
Alterner entre anglais et français au quotidien me retourne quelque peu la cervelle.
Les moustiques se délectent uniquement de mes pieds, je souffre.
La pluie nous laisse un peu de répit depuis 3 jours.
Lundi soir Kilian a appris à nager à notre amie Ain, tandis que Matthieu prenait en charge Mook (qui a failli couler après que Kilian ait effectué une bombe trop près d’elle ^^).
Nous sommes souvent invité à manger ces derniers jours et avalons bien trop de nourriture… Qui a dit que la nourriture asiatique était légère?

Let it rain, let it rain, let it rain!

La saison des pluies en Thaïlande se déroule de fin mai à novembre (la fin de celle ci est célébrée par la fameuse « Fête des lumières » [clic] à laquelle, j’espère, nous aurons la chance d’assister!). Jusqu’ici, je ne m’étais pas vraiment rendue compte de cette période de mousson, le temps était sec, très chaud, très ensoleillé. Une petite averse en fin d’après midi nous surprenait parfois.

Avant, c'était un peu comme ça. Matthieu sur le scooter, sur la route de l'Université

Avant, c’était un peu comme ça. Matthieu sur le scooter, sur la route de l’Université

 

Mais depuis deux semaines environ, j’ai compris ce que mousson voulait dire.

Par exemple, hier, après une nuit de trombe d’eau, nous sommes arrivés à l’Université pendant un moment d’accalmie, traversant tant bien que mal les énormes flaques sur nos vélos. Le campus est construit sur un modèle géométrique, avec des allées dotées de préaux, permettant de s’abriter soit du soleil de plomb, soit de la pluie. Ce jour là, tout était purement et simplement inondé, ce qui nous a bien fait rire, Kilian et moi ! (un peu moins quand j’ai découvert toute sortes d’insectes longilignes remuer près de mes pieds :-p ) Pourtant, deux heures plus tard, le sol avait tout absorbé.

Vélo ou scooter des mers? On ne sait plus trop...

Vélo ou scooter des mers? On ne sait plus trop…

Il y a certaines portions des allées qui sont dépourvues de toit; imaginez-vous, rejoindre la cantine sur votre vélo, et hésiter à la traversée d’une cascade devant vous, pas le choix, on prend son élan, et zouh!

Ou comme ce matin, où nous avons décidé de nous abriter sous un cabanon, surpris par la pluie en plein milieu de notre trajet vers l’Université. La pluie ne cessant pas, nous avons dû nous lancer, et nous faire tremper… (Après un an en Angleterre, je n’avais pas signé pour ça, moi!! 😉 )

Malgré tout, les températures restent agréables, il n’est pas aisé de sécher rapidement, à cause des 80% d’humidité du climat, mais nous ne mourons pas de froid (à condition de ne pas entrer dans un véhicule thaï, ils sont spécialistes pour mettre la climatisation à 20 degrés…)

 


 
Cet exposé sur le saison me donne l’occasion de raconter un autre évènement qui a eu lieu le 8 octobre. Nous avons été sollicités par le service des Relations Internationales de Walailak pour présenter notre pays, notre culture, nos études en France. Pour cela, Matthieu et Kilian ont réalisé un super powerpoint, avec quizz sur la France à la fin.

Au début de cette conférence, nous avons demandé aux participants de deviner nos âge, poids, taille, et pointure. Petite touche d’humour, quand on sait que les thaïs ne paraissent absolument par leur âge, dans notre conception occidentale de la chose. En effet, à la cantine par exemple, les étudiants de licence (reconnaissables par leur obligation de porter l’uniforme à ce niveau) ont l’air, pour nous, de lycéens voire de collégiens. C’est donc logiquement qu’ils nous croient bien plus vieux que ce nous sommes.

French students in Thailand!

French students in Thailand!

Nous leur avons exposé nos 4 saisons (« mais vous n’avez pas trop froid? »), la différence entre nos repas (un petit-déjeuner est un petit-déjeuner chez nous, contrairement aux thaïs, qui ont trois repas interchangeables), nos fruits, nos moyens de transports (vélo ou transports en commun pour les étudiants, tandis qu’ici personne ne se déplace autrement qu’en scooter, pas même pour faire quelques pas), notre approche écologique… Ils se sont montrés très intéressés, et ont savouré les crêpes que nous leur avions préparées.

10420362_10152769660336703_6713168927777869040_n

Multiculturalism !

Multiculturalism !

Ces petits évènements sont à chaque fois un grand plaisir pour nous, comme je l’ai déjà dit, les gens sont vraiment sympathiques, désireux de communiquer avec vous, même si leurs moyens de communication sont limités (peu de thaïs parlent anglais). La vie est faite de rencontres, et nous apprenons chaque jour beaucoup de celles que nous faisons ici.